L’être juif ou l’être étranger L’expérience des hommes indésirables dans les camps d’internement français dans l’autobiographie de Jean-Jacques Bernard
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Résumé
La Seconde Guerre mondiale a été marquée par de nombreux événements tragiques, y compris les camps d’internement en France. Selon Denis Peschanski (2002), l’histoire de ces camps se divise en quatre phases : l’exception (1938–1940), l’exclusion (1940–1942), la déportation (1942–1944) et l’exception (1944–1946). Après l’occupation nazie, ces camps ont accueilli divers groupes considérés comme « indésirables », notamment des communistes, des Juifs, des Tsiganes, des francs-maçons, etc. Les Juifs, qu’ils soient de nationalité française ou étrangère, ont également été arrêtés et internés dans ces camps, souvent situés dans le nord de la France. Les manuscrits de ces expériences traumatiques sont rares, mais essentiels. L’un des survivants, Jean-Jacques Bernard, romancier et dramaturge français, raconte son internement dans son oeuvre autobiographique Le Camp de la mort lente. Compiègne 1941–1942. Clara Lévy souligne que la judéité d’un écrivain peut se percevoir à travers l’intrigue, les idées et la forme de son oeuvre. Cet article vise à analyser comment les Français intitulés juifs ont vécu l’internement, comment la judéité transparaît dans l’oeuvre de Bernard, et si leur identité juive ou française s’est renforcée durant leur emprisonnement.
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